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Retour au bled (ou du bled…)

Mercredi 31 mars 2010

Le 28/02 (Marrakech-Tanger)

Après cette petite pause de presque deux jours, nous voilà repartis sur la route en direction de Tanger. Lever à 5h30 pour partir une heure après. Il nous fallait assurer cette liaison dans des délais corrects pour pouvoir prendre le premier ou second bateau à Tanger et ne pas a avoir à attendre trop longtemps sur le port.

A peine sortis de Marrakech, que nous eûmes à changer une roue sous la pluie, mais bon, c’est le seul problème que nous eûmes à déplorer. D’autres étaient plus à plaindre. Sur le chemin, il eut un deuxième anniversaire celui du passage des 170 000 kilomètres au compteur pour la titine.

A Tanger sur le port, la compagnie nous mit dans 3 entrepôts différents. Nous arrivâmes au tout début du 3ème. Après un certain délais d’attente, ils commencèrent à vider le premier bâtiment puis le second et ils arrêtèrent un moment. Alors qu’au lieu de continuer avec le troisième, ils eurent la bonne idée de vider le premier qui avait eu le temps de se reremplir avec de nouveaux arrivants. Les équipages du 3ème leur bloquèrent la sortie, et après avoir déplacé les plots en bétons qui fermaient la sortie de l’entrepôt 2 et 3, toutes les voitures se précipitèrent dans un bordel ambiant à l’odeur de révolte et d’échappement ( de connerie un peu aussi, permettez moi cette expression) en direction de la queue de chargement du bateau.

Il est bien difficile de s’imaginer telle situation, surtout avec le nombre de voiture en jeu. Mais cet événement n’était que peu surprenant tout de même puisque l’organisation avait déserté (« Désertour », il y a un jeu de mot à faire…), l’envie de rentrer était quant à elle présente, et certains s’étaient levés tôt et avait un peu poussé sur la route pour arriver là-bas pour le premier bateau. Pas question donc pour eux qu’on leur dise qu’ils devaient attendre 5h00 du matin le lendemain pour traverser juste parce que il y avait un problème d’organisation.

En voyant ça et en ayant pas du tout envie de se prendre la tête, nous décidâmes d’attendre dans l’entrepôt avec un petit casse-croûte et un apéro en compagnie d’un équipage sudiste. Celui-ci continua finalement durant la traversée dans le second bateau 5 heures plus tard notre arrivée sur le port, avec en plus une petite salsa improvisée…Que demander de mieux pour son anniversaire ?

Le passage en Espagne se fit en solo. Le nombre plus important qu’à l’aller, de chemins possibles, dilua fortement les voitures sur le territoire ibérique. A Perpignan, je laissai mon co-pilote à la Gare puis continua en remontant par la vallée du Rhône, sous un soleil printanier. Un peu avant Lyon ma surprise fut grande en me faisant doubler par un équipage d’amies alsaciennes que l’on avait laissé à Algéciras.

Me voilà donc arrivé chez moi, à Anse dans mon Beaujolais natale, et à peine le temps de décharger la voiture et d’en changer que me voilà reparti direction Nancy, mais cette fois-ci en me faisant conduire. Il me faudra plusieurs jours pour vraiment retoucher terre, mais une seule nuit pour réapprendre à dormir dans un vrai lit...

Nicolas P.


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