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Etape marathon : jour 2

Dimanche 28 mars 2010

Le 26/02 (Etape 8 – Quelque part dans le désert jusqu’à Marrakech)

Nous nous levâmes en même temps que le soleil ce qui nous a permis d’apprécier la naissance de cette journée au sommet d’une dune, admirant la lumière qui peu à peu embrasait le sol (bon ok j’arrête ma poésie).

La première partie a été relativement facile, de grandes pistes, peu de cailloux et toujours le soleil. Nos compagnons de route se sont quand même faits exploser le pare-brise par un équipage de parisiens qui ont doublé et se sont rabattu beaucoup trop vite…NO COMMENT.

La suite était beaucoup moins agréable. C’est à ce moment-là et à mon avis pour la première fois du rallye, que je me demandais ce que l’on faisait là avec une 4L et pourquoi on avait pas un 4×4. Sur plusieurs dizaines de kilomètres, il a fallu rouler sur des pistes caillouteuses, voire rocheuses. La plaque de protection, a été énormément sollicitée et je ne pouvais pas ne pas serrer les dents à chaque gros ScrIIIntcchhhhhh ou bing ! que l’on entendait. J’avais tellement mal pour elle, que je n’ai pas laisser le co-pilote prendre le volant sur cette portion. Le road-book annonçait un passage nommé l’enfer des cailloux, mais pour moi il a duré bien plus longtemps que ce qui était écrit…

Après 226 bornes de pistes, le checkpoint est là, et nous voilà de retour sur la route aux alentours de Zagora. A ce moment là, il nous restait 350 kilomètres à faire pour rejoindre Marrakech ce qui représentait environ 7 heures de conduite.

Nous avons longé la vallée du Draa, puis sommes passés par les plateaux de Ouarzazate. Bien que nous sommes revenus sur le bitume, la voiture a été encore largement sollicitée. Nous eûmes à passer deux cols dont l’un à 2300 m et à faire la descente sans frein moteur, car dès que nous l’utilisions, de fortes fibrations se faisaient ressentir à l’avant de la voiture. La route de montagne, de nuit, possédait également ses quelques dangers surtout si on prend en compte également la fatigue accumulée.  D’ailleurs, un équipage a été victime d’un accident (un tibia cassé et la voiture bousillée).

Notre joie fut grande quand les lumières de la cité tant chérie apparurent au loin vers 20h30. A l’entrée de la ville, il nous a fallu rendre le roadbook à l’organisation en échange des informations pour l’hôtel et du pass pour la soirée de samedi. Et après une petite erreur sur l’emplacement de notre lieu de résidence, nous voilà enfin dans notre chambre 4 étoiles pour une douche et un repos bien mérité.

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Etape Marathon : jour 1

Dimanche 28 mars 2010

Le 25/02 (Étape 7)

Le jour de l’épreuve que tout le monde attend est enfin là : l’étape marathon. Deux jours de route en « pseudo »-autonomie avec comme point d’arrivée Marrakech. Nous sommes partis de Timerzif toujours accompagnés de l’équipage n°1454 ainsi que d’un autre équipage féminin que l’on abandonnera quelques heures plus tard pour des raisons que nous n’éclairerons pas ici…

Nous avions eu la chance d’arriver à Merzouga de bonne heure la veille, mais ce n’était pas le cas de tout le monde. Certains étaient arrivés très tard dans la nuit (ou très tôt ?) et avaient dû passer la nuit à remettre leur voiture en état. Bref, l’étape marathon est à mon avis la plus rude en tout cas pour les voitures, mais pour les pilotes, reste la plus excitante et la plus intense des étapes.

Le début de la journée nous a permis une rapide mise en jambe, avec le passage d’un premier Oued (également appelé bac à sable). Comme nous l’avions fait la veille, notre technique a été d’éviter cet amas de voitures qui sentait l’embrayage grillé. Mais cette fois-ci nous avons eu un peu moins de chance, il fallait aller à droite de l’oued, et nous sommes allés à gauche. Après quelques passages plus ou moins difficiles et la rencontre d’un équipage belge bloqué* nous avons enfin pu rejoindre la piste principale.

Nous avons roulé tout le reste de la première journée sans encombre. Le long du parcours, nous ralentissions à l’approche de véhicules arrêtés afin de s’assurer que tout allait bien et de leur proposer notre aide si nécessaire.

Un peu avant la fin de la journée, à l’entrée d’un village, nous vîmes une 4L accidentée, nous rappelant que ce que nous faisions pouvant être dangereux. Une fois ce village passé et après quelques kilomètres dans le désert, le soleil avait suffisamment décliné et comme le règlement interdit la conduite diurne, nous avons donc retrouvé d’autres équipages sur le chemin, dont certains de l’UTBM, pour mettre en place un bivouac avec feu de camp et musique.

Je n’avais rarement vu un ciel aussi étoilé que cette nuit-là. Même si la lune n’était pas pleine, elle éclairait suffisamment les dunes de sable et de pierre pour pouvoir se passer de lampe. Au loin, on apercevait deux autres feux, un peu plus tard, une fusée de détresse attira notre regard….L’atmosphère avait quelque chose de magique. Ce soir-là, bien que le poste de musique se trouvait juste à côté de notre tente, il ne nous a pas fallu 2 min pour nous endormir, à cause de la fatigue et je crois aussi grâce aux étoiles.

* avec eux, tu pousses = une bière !

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