Le 25/02 (Étape 7)
Le jour de l’épreuve que tout le monde attend est enfin là : l’étape marathon. Deux jours de route en « pseudo »-autonomie avec comme point d’arrivée Marrakech. Nous sommes partis de Timerzif toujours accompagnés de l’équipage n°1454 ainsi que d’un autre équipage féminin que l’on abandonnera quelques heures plus tard pour des raisons que nous n’éclairerons pas ici…
Nous avions eu la chance d’arriver à Merzouga de bonne heure la veille, mais ce n’était pas le cas de tout le monde. Certains étaient arrivés très tard dans la nuit (ou très tôt ?) et avaient dû passer la nuit à remettre leur voiture en état. Bref, l’étape marathon est à mon avis la plus rude en tout cas pour les voitures, mais pour les pilotes, reste la plus excitante et la plus intense des étapes.
Le début de la journée nous a permis une rapide mise en jambe, avec le passage d’un premier Oued (également appelé bac à sable). Comme nous l’avions fait la veille, notre technique a été d’éviter cet amas de voitures qui sentait l’embrayage grillé. Mais cette fois-ci nous avons eu un peu moins de chance, il fallait aller à droite de l’oued, et nous sommes allés à gauche. Après quelques passages plus ou moins difficiles et la rencontre d’un équipage belge bloqué* nous avons enfin pu rejoindre la piste principale.
Nous avons roulé tout le reste de la première journée sans encombre. Le long du parcours, nous ralentissions à l’approche de véhicules arrêtés afin de s’assurer que tout allait bien et de leur proposer notre aide si nécessaire.
Un peu avant la fin de la journée, à l’entrée d’un village, nous vîmes une 4L accidentée, nous rappelant que ce que nous faisions pouvant être dangereux. Une fois ce village passé et après quelques kilomètres dans le désert, le soleil avait suffisamment décliné et comme le règlement interdit la conduite diurne, nous avons donc retrouvé d’autres équipages sur le chemin, dont certains de l’UTBM, pour mettre en place un bivouac avec feu de camp et musique.
Je n’avais rarement vu un ciel aussi étoilé que cette nuit-là. Même si la lune n’était pas pleine, elle éclairait suffisamment les dunes de sable et de pierre pour pouvoir se passer de lampe. Au loin, on apercevait deux autres feux, un peu plus tard, une fusée de détresse attira notre regard….L’atmosphère avait quelque chose de magique. Ce soir-là, bien que le poste de musique se trouvait juste à côté de notre tente, il ne nous a pas fallu 2 min pour nous endormir, à cause de la fatigue et je crois aussi grâce aux étoiles.
* avec eux, tu pousses = une bière !
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